• Histoires écrites à partir de vos mots.

    Confinement, comment occuper vos enfants avec une histoire et des jeux.

    Voilà des idées pour occuper vos enfants et toute la famille durant le confinement. Une histoire, des idées de jeux et des accessoires à fabriquer en utilisant tout ce que l’on peut trouver chez soi. :  La cornemuse de Kilinëske  Jeux liés à la cornemuse de Kilineske La ferme des canaillous Les jeux pour les pâques confinés La mode des magiciens Laurie et la faiseuse de colliers Les aventures extraordinaires de Willy et Myriam Les rêves merveilleux de Clarisse Yvillereu_l_insouciant #lesideesdecontesenerb Des vidéos explicatives se trouvent sur la chaîne créée à cet effet :  https://www.youtube.com/results?search_query=elisabeth+Reininger-brissy  

  • Textes en vrac

    Une nouvelle sur le thème du don.

    Le départ Tout est prêt, les mots de la liste « pense-bête » posée sur la table de la cuisine sont biffés. Même ceux, oubliés et griffonnés à la va-vite en fin de feuillet sont devenus illisibles. Deux caisses sont bouclées et attelées sur la galerie de la voiture qui attend sagement devant la maison. Tout est prêt pour un départ imminent. Pourtant, il n’y a personne pour partir… Je m’appelle Benjamin, je suis le voisin des Charpentier et j’ai toujours la clé, alors je viens de rentrer dans leur petit pavillon, mitoyen du mien. Je vis au rythme de cette famille. Tous les bruits sont étouffés, mais l’épaisseur des murs me permets de discerner facilement l’activité qui règne dans cette belle famille, dans laquelle les trois enfants sont aussi adorables que bien vivants. Depuis qu’ils sont arrivés dans le quartier, on dirait qu’ils ont amené avec eux une aura positive. Comment vous expliquer, depuis qu’ils sont là, madame Bequer, la vieille dame ronchon du bout de la rue, me dit bonjour depuis son balcon lorsque je pars courir, vous voyez ce que je veux dire ?  J’ai l’impression que personne ne se parlait dans ce petit lotissement, mais que, depuis l’emménagement des Charpentier, les gens se sont rendu compte qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent respirer le même air que leurs voisins et leur parler sans que ça leur coûte . Pour en revenir aux Charpentier, il y a une heure, il y avait encore de la vie dans leur maison. Une liesse bon-enfant annonciatrice de départ en vacances transpirait de chaque pores de la bâtisse ; la porte d’entrée grande ouverte et  monsieur préparant la voiture, j’entendais toute cette tribu courir, s’agiter, demander haut et fort, « où est le bateau gonflable ? Et  les gâteaux pour la route ?»,  « où est cette satanée crème solaire, on fera des lessives quand ?» ou encore, « combien de temps va durer le voyage ? ». Les réponses semblaient fuser de toutes les pièces et dans le désordre; « Sous la tonnelle, tu prends  la bleue, sans chocolat pour qu’ils ne risquent pas de fondre, mais regarde si elle n’est pas périmée, deux fois, je pense, à côté du gonfleur indice cinquante, on va mettre environ cinq heures trente, les piles de rechange sont rangées par quatre mais il vaut mieux emporter des rustines ! »… Les escaliers ont vieilli de deux ans en quelques heures. Comme si tout ce qu’il y avait à mettre dans les valises toujours posées grande ouvertes dans la salle, se trouvait à l’étage ; « Où est ton sac de jouets ? (…) En haut ! »  « Qui a vu les serviettes neuves que j’ai achetées exprès ? (…) En haut ! » « Vas me chercher les trousses de toilettes. Elles sont où ? (…) En haut ! » Et boum ! L’escalier qui amortie les bruits de pas. Allez ! Vingt-cinq de plus ! L’heureux charivari, prélude aux départs en vacances, je le connais bien. J’attendais qu’on sonne à ma porte comme chaque année ; « ça y est ! On est prêts, voici la clé de la boite aux lettres (dont on…

  • Textes en vrac

    Une nouvelle ère commence

    Pourquoi j’ai écrit ce titre? Parce-que je rêve toujours que cela arrive. Pas une ère glaciaire ou désertique de laquelle l’homme serait exclu, non! Surtout pas! Je suis plutôt du genre optimiste; Non, une ère où chacun agirait en juste équilibre, avec raison  et surtout, après réflexion, voire après concertation avec sa conscience.  Ça ne serait pas mal, vous ne trouvez pas?  Chacun serait alors conscient des autres et de ses propres limites. Chaque être humain pourrait agir en fonction de sa position sociale… Quoi? Ben , oui, il faut bien qu’il y ait des positions sociales. La distribution des biens répartie entre tous les êtres, personne ne serait malheureux, chacun pourrait s’acheter ce qu’il veut, patin, couffin… Mais qui fabriquerait? Qui s’enquiquinerait à prendre des risques pour les autres? Est-ce que l’économie existerait encore?  Mettez un groupe de personnes vierges ( je veux dire mentalement, sans avis, sans expérience) dans un endroit désert, et vous verrez qu’il y aura forcément un groupe qui agira, protégera les autres et un  autre qui sera bien contents qu’on lui dise comment agir, comment construire . Tant que ceux qui guident les autres  ont toujours conscience des besoins et de l’expérience acquise de ceux qui construisent de leurs mains, alors, l’équipe vivra au mieux.  Voilà ma nouvelle ère rêvée . Des dirigeants qui fonctionnent correctement entre eux dans le monde, en préservant les intérêts de leur patrie (même en vivant dans le luxe, s’ils le méritent de par leur travail et leurs implications),  tout en sachant toujours regarder ceux qui les entourent et qui savent travailler, qui ont des besoins, des limites et des rêves. Et, pour le coup, un peuple qui aurait confiance en ses dirigeants et qui se mêlerait uniquement de ce pour quoi il a choisi d’être formé. Un peuple qui  donnerait juste son avis lorsqu’il y aurait des choix à faire et surtout qui obtiendrait des réponses lorsqu’il aurait des doutes.  Des êtres humains qui profitent de ce qu’ils ont acquis sans vouloir en obtenir davantage, surtout en écrasant ou asservissant les autres, des êtres humains, au final tous heureux, car chacun aurait au minimum ce qu’il lui faut pour être heureux.  Ceux qui connaissent et comprennent les ficelles de l’économie locale et mondiale,  de la diplomatie et de toutes ces choses compliquées qui ne se traitent pas à la légère, sur une planète  où il est trop tard pour dire que tout le monde il est gentil, réapprenez à vivre auprès de ceux qui fabriquent vos objets du quotidien ou les délicieux mets que vous absorbez sans y penser.  Pour finir (et après, je cours préparer un merveilleux anniversaire pour une petite fille qui va passer une journée merveilleuse), dans mon ère nouvelle, chacun respecterait le travail et la vie de chacun, tout simplement. Passez une bonne journée! ☺    

  • Histoires écrites à partir de vos mots.

    Des résumés de romans tous genres pris au hasard en bibliothèque .

    Romans tous genres lus et dont je décris la trame. Petite chronique qui vise à vous donner envie de lire. Pour rappel, je vais dans les bibliothèques, y emprunte un roman au hasard et vous en fais un résumé. Il y en aura pour tout le monde, pour tous les goûts, puisque c’est le hasard ou mes abonnés qui guideront mes doigts.  Une putain d’histoire.    Auteur : Bernard Minier Henry, un jeune homme de seize ans vit avec ses deux mamans et sa bande de potes. L’intrigue se passe sur une île perdue à une heure de ferry du continent, entre Vancouver et Seattle. Sur une île si petite, tout le monde se connait et il ne s’y passe rien… Rien en surface. Mais une suite d’événements va forcer Henry à mener sa propre enquête avec l’aide de ses jeunes potes. Un  corbeau fait chanter presque toute les familles. La petite amie d’Henry est retrouvée noyée. La mère de cette dernière est portée disparue . De drôles de types posent soudain beaucoup de questions . Un groupe de dealers devient extrêmement violent et la police compte Henry comme premier suspect dans l’affaire de meurtre. Bernard Minier nous plonge dans un univers où les orques sont bien moins féroces que l’espèce humaine, où les faits et les personnes ne sont jamais ce qu’ils semblent être et où tout se paie cher, d’une façon ou d’une autre. Voilà qui donne envie, sans trop en dire , non? Courrez vite à la bibliothèque .  Vous aurez envie d’acheter le livre pour le garder ensuite, c’est moi qui vous le dis ! 😉 Bonne lecture! ERB

  • Histoires écrites à partir de vos mots.

    PALTRICORNE  OU L’INCARNATION DE L’ART.

    Mots proposés lors du festival des Arts par les artistes des associations « Les façonneurs d’Agylus » et « Arts en partage ». Le 05 mai 2019 Ecriture d’un texte ou d’un conte à partir de mots donnés par le public:   Patachon ; Soleil ; Partage ; Barbecue ; Anticonstitutionnellement ; Cèdre ; Artistiquement ; Sympathie ; Fromage ; Convivialité ; Marcel ; Bonheur ; Loire ; Tentacule ; Humour ; Turquoise ; Gabriel ; Dragon ; N’importe quoi. Et voici l’histoire que j’ai concoctée avec ces mots :  PALTRICORNE  OU L’INCARNATION DE L’ART.      Paltricorne est un petit bonhomme très laid.  Dieu qu’il est laid !      On dit qu’il s’appelait Patrick, mais que les malformations de son dos et de sa tête lui ont valu ce sobriquet.     Pourquoi est-il né dans cet état ? Parce que ses parents menaient une vie de patachon, diront certains. Sa mère brûlait la vie par les deux bouts et elle a accouché d’un dragon. Déjà bébé il avait cette peau craquelée par endroit, rude et rêche comme l’écorce du vieux cèdre dans le jardin du père Gabriel. Tout le village l’a pris en sympathie le petit Paltricorne, on peut dire qu’il a été élevé dans toutes les maisons, hormis la sienne !     Pour ne pas que les enfants se moquent de lui, c’est  l’instituteur, monsieur Marcel, qui lui a appris à lire et à écrire. Qu’est-ce qu’il était fier, la première fois qu’il a réussi à lire «  anticonstitutionnellement » !     Artistiquement, c’est Mireille, la laitière du village, qui a allumé la flamme.     Ha, mais… je ne vous ai pas dit ?  Paltricorne fabrique des objets merveilleux, à partir de n’importe quoi. Il sculpte, colle, dessine des soleils, des rivières aux reflets turquoise, du bonheur à exposer chez soi qu’il partage avec ses bienfaiteurs.     Lorsqu’il était petit, comme je vous le disais, c’est Mireille, en fabriquant ses fromages, qui lui racontait Jules Vernes, Darwin, de Vinci et  toutes ces histoires, Paltricorne, avec humour, les mélangeait et se les appropriait. Il assure qu’il a aperçu, lors d’une de ses promenades en bord de Loire, les tentacules du Kraken, sombrer dans les profondeurs sombres du fleuve… Mais ceci est une autre histoire…     Il n’y a pas une fête, une cérémonie ou un barbecue où Paltricorne n’est pas invité.     Il a beau être laid, son esprit est empreint de convivialité. Il a beau être laid, c’est un artiste au grand cœur et sa spécialité, c’est le bonheur.   ERB Elisabeth Reininger Brissy